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Ave Largenté, discipuli te salutant !
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22 janvier 2013

Le pouvoir : les insignes, les élections et la puissance

Les élections:

-Qui a le droit de vote?

    A Rome, tous les cinq ans, se tient la cérémonie du cens (census ) sous les ordres des censeurs:                                                                                                           tous les citoyens doivent venir se faire inscrire sur les registres administratifs. Depuis la réforme attribué au roi Servius Tullius (578 avant J.C), les citoyens sont répartis en fonction de leur domicile (tribus urbaines et tribus rurales) et divisés en 5 classes,elles-mêmes subdivisées en centuries           ( centuria :groupes de 100 hommes ), selon le niveau de leur fortune .

 Ceux qui ne possèdent rien d'autres que leur propre personne ( caput : tête), qui n'ont que des enfants ( proles ) comme ressource, sont regroupés dans des classes à part: on les nommes capite censi (enregistrés par la tête seule ) ou proletarii . Ce classement sert de base pour le paiement de  l 'impôt ( tributum ) , l 'organisation des élections et du service militaire

servius tullius

 



 

 

 

 

Une chaise pliante: 

     Facilement reconnaissable à sa forme en  X, la chaise appelé curule est un symbole remarquable d 'autorité et de majesté. Ce siège pliant, en bois recouvert d 'une plaque d 'ivoire, est en effet réservé aux plus hauts magistrats, mais aussi au père de famille dans sa maison .

curule

 

De belles chaussures:

    Les Romains ont également hérité des Etrusques la mode des chaussures hautes et pointues, fermées par des lacets, signe de richesse et de prestige. C'est pourquoi l'expression calceos mutare ( changer de chaussure ) signifiait devenir sénateur.

sandal

 

 

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17 janvier 2013

Religion et superstitions

 

I°) La religion et les enfers:

 a. La géographie des enfers:

 

Dans les légendes les plus anciennes, tous les humains subissent le même sort après leur mort: qu'ils aient bien ou mal agi sur terre, ils errent sans fin dans le royaume d’Hadès (du grec a-eidès:invisible) , frère de Zeus et époux de Perséphone. Par la suite, on distingue le Tartare, où sont punis les criminels, et les Champs-Élysées (plaine élyséenne en grec), vastes prairies verdoyantes ou séjournent les « bienheureux » qui ont été justes et bons pendant leur vie. De nombreux auteurs grecs et latins ont imaginé le monde infernal ; Virgile en a fait la description la plus détaillée.

romerpme 2

rome 3rome 4

 

 

 

b. Le tréfonds des enfers :

 

Dans la mythologie grecque, Tartaros (le Tartare) est une divinité surgie du Chaos au moment de la création de l'univers, en même temps que Gaia (la Terre). Il personnifie un gouffre terrifiant, Tartarus, i, m en latin que les légendes situent sous les enfers eux-mêmes. C'est là que sont enfermés ceux qui ont commis les plus grands crimes sur terre pour y subir des tortures perpétuelles. Devenu progressivement synonyme de tout le royaume infernal, le Tartare, lieu de châtiment redoutable, inspire la vision de l'Enfer dans la traduction chrétienne.

 

La religion :

 

Dans l'Empire Romain on vénérait de multiples dieux: dans les provinces conquises, on honorait les dieux locaux comme les dieux proprement Romains les principaux dieux Romains étaient :

 

  • Jupiter, dieu de l’univers.

  • Junon sa femme, déesse protectrice du foyer.

  • Minerve, déesse protectrice de Rome et patronne des artisans.

  • Mars, dieu de la guerre.

  • Mercure, dieu des voyageurs et des marchands.

 

 

L’empereur Dieu :

 

Certains peuples de l’empire Romain vénéraient l’empereur comme un Dieu vivant, de même qu’ils avaient toujours vénérés leurs dirigeants, mais cette pratique était désapprouvé, par de nombreux romains, Toutefois la plupart des empereurs étaient divinisés lorsqu’ils mourraient.

Sur son lit de mort, l’empereur Vespasien plaisantait « oh, il me semble devenir dieu ».

 

Les fêtes :

 

Les dieux étaient vénéraient à jours fixes, tout au long de l’année ; ces jours étaient fort nombreux. Il n’existait pas alors de semaine de sept jours suivie d’un jour de repos.

 

Superstitions

On a souvent traité les Romains de superstitieux, et les autres chrétiens, comme Saint Augustin ses ont beaucoup moqués d’eux. Mais, pour un Romain, la piété et la foi qu’on doit aux Dieux exigent de suivre le culte hérité des ancêtres, sans chercher à modifier quoi que ce soit.

Le nom « supersitio, onis, f » (supersition) désigne tout « ce qui se tient par-dessus » la religion. Elle pousse à croire aux pouvoirs bénéfiques ou maléfiques de certains gestes, signes ou paroles. Par exemple, on ne doit pas entrer du pied gauche dans une pièce ; si l’on éternue en se chaussant le matin, il faut se recoucher ; on ne doit pas se couper les ongles ou les cheveux sur un bateau. Pour les intellectuels comme Cicéron, la superstition est ridicule et dangereuse : elle manifeste un excès de crainte envers les Dieux, qui pourraient le prendre comme un manque de piété et de foi insultant à leur égard.

 

Dans la marine, les superstitions sont vivaces.

Les fantômes

Deux coutumes importantes montrent que, pour les Romains, le monde des morts et celui des vivants restent en communication.

Sur le forum, l’espace sacré appelé « mundus » une sorte de puit recouvert d’une pierre est considéré comme une « bouche des Enfers ».

Trois jours par an (le 24 Août, le 5 octobre et le 8 novembre) sont notés MP (mundus patet = le monde est ouvert) dans le calendrier officiel : ces jours-là, on lève la pierre du mundus et on déclare officiellement « mundus patet ». On laisse ainsi un libre passage symbolique aux Mânnes pour profiter de leur influence bénéfique.

Le peuple des ombres :

Pour un Romain, le culte des morts est aussi fondamental que le culte des Dieux car les défunts ont un pouvoir bénéfique ou maléfique sur les vivants.

« Creusae Umbra » :

Pendant l’incendie de Troie, Enée a perdu sa femme, Creüse. Elle lui apparaît une dernière fois, mais elle n’est plus qu’un misérable fantôme (infelix simulacrum), une ombre (umbra) qui lui échappe quand il veut l’embrasser.

 

Dans l'imaginaire antique, le fantôme est très présent. En témoigne l'abondance de mots pour le désigner: « spectrum, imago, idolon, monstrum et son diminutif mostellum ». Une pièce de théâtre a même pour titre « Mostellaria », « la comédie du fantôme ». En revanche, on ne les utilise pas comme motifs décoratifs, contrairement aux monstres mythologiques. On ignore donc à quoi ressemblaient les fantômes romains.

Les Romains comme les Grecs attachaient beaucoup d'importance aux rites funéraires. Ils pensaient que si quelqu'un mourrait de mort violente ou ne pouvait être envoyé convenablement aux Enfers, il devenait un esprit errant ou malfaisant pour les vivants. Nommés « lémures » ou « larves », ces revenants n'ont pas de formes précise ; ils sont différents selon les textes, mais ils inspirent toujours l'épouvante !

 

  « Larva convivialis » sorties lors des fêtes pour rappeler aux invités leur mortalité.

 

 

Revenues d'entre les morts ou aux aguets des vivants, il y a beaucoup de créatures fantastiques que redoutent les Romains.

 

Les autres créatures maléfiques

A part les fantômes, les Romains redoutaient aussi d'autres créatures imaginaires comme :

- les striges (strix, strigis) :

Les striges boivent le sang des nouveau-nés et qui sont à l'origine des vampires:

« Elles ont une tête énorme, des yeux toujours ouverts, un bec de rapace, un plumage blanc, et leurs ongles sont des crocs. Leur bec, dit-on fouillent les entrailles des nourrissons et leurs gosiers sont pleins du sang qu'elles ont bu. On les appelle « Striges » (Ce nom vient des cris stridents qu'elles ont l'habitude de pousser, rendant les nuits effrayantes.)»

- Les loups-garous (versipellis, is) :

dont les descriptions antiques sont à la source des légendes ultérieures.

- les sirènes (siren, enis) :

Selon la tradition antique, sont des êtres hybrides mi-femmes mi-oiseaux (Qui sont devenues des femmes poissons que dans des légendes récentes).

Ulysse et les Sirènes

 

 

- les Harpies (harpyia, ae) :

«Aucun monstre n'existe plus sinistre que les Harpies, et jamais n'ont surgi des eaux du Styx fléau plus cruel ni colère divine plus furieuse. Ces oiseaux ont une tête de femme,leurs mains sont pourvues de griffes. Se laissant glisser des montagnes en un vol effrayant, les Harpies sont là et secouent leurs ailes qui claquent bruyamment. Elles pillent notre nourriture et souillent tout à leur contact immonde, puis un cri sauvage se mêle à une odeur nauséabonde. Leurs plumes les protègent contre toute atteinte, leurs échines sont invulnérables et, rapides, elles s'enfuient en glissant vers les astres, laissant une proie à demi consommée et des traces répugnantes. »

Enée et les Harpies

harpiesEnée et ses compagnons combattant les Harpyes d'après F

 

15 janvier 2013

Les pirates

Les pirates antiques :

I°) Leur apparition :

Les pirates

Origine :

L’histoire de la piraterie est très ancienne et est particulièrement répandue en Méditerranée, le nom en grec qui désigne le verbe « tenter » cible un aventurier, celui qui « tente » de faire fortune dans des opérations de brigandage. Un pirate est un aventurier, un bandit, un hors-la-loi courant les mers pour piller des navires, n’hésitant pas à massacrer des équipages. Il sème la terreur chez les honnêtes marins.  Le latin en a tiré pirata, ae, m., pirate.

Les pirates apparurent en Méditerranée dans l'antiquité lorsque Rome après de nombreuses victoires maritimes décida de s'en remettre au grecque pour la gestion de leur puissance maritime;cela fit baisser leur puissance maritime et les pirates infestèrent les eaux navigables.

PIRATE 1

PIRATE 2

 

II°) Leurs moyens d'attaque :

Les pirates utilisaient des galères, vaisseaux rapides maniables et petits pouvant avancer à voile comme à rame pour leurs sinistres opérations. Ils cachaient leurs butins dans des criques Grecques ou Siciliennes

 

III°) Ennemis ou alliés ?

Les romains considéraient les pirates de deux points de vue différents :

  • d'un point de vue ennemie car ils pillaient les navires Romains et s'emparaient de leurs trésors.

  • D'un point de vue allié car au cours de nombreuses guerres comme celle d'Alexandre le Grand les pirates étaient utilisé afin de transporter ou d'aider les armées Romaines en échange d'une partie des trésors.

 

IV°) Les pirates : prétexte de conquêtes :

Afin de mener certaines conquêtes, les Romains utilisèrent souvent l'excuse de vouloir détruire les pirates afin de conquérir de nouveau territoire pour venger leurs ambassadeurs morts en terre inconnue. Par exemple les Romains attaquèrent Illyrie en 239, afin de venger son ambassadeur qui fût assassiné par la reine Teuta mais aussi afin de recruter des citoyens, ils dirent que c'était pour l'empêcher de laisser la piraterie se développer. Les Romains se servent du même argument pour combattre le tyran de Sparte Nabis (207-192).

V°) Les habits des pirates antiques :

Dans l'antiquité, les habits des pirates n'étaient pas très différents de ceux des citoyens ordinaires afin de se fondre dans la population lorsqu'il ne naviguaient pas. Cela contribuait à l'effet de surprise, une des grandes forces des pirates. Ils étaient généralement armés de sabres et d'arcs et non pas de glaive comme la plupart des Romains.

VI°) L'anéantissement des pirates par Pompée :

Au 3° siècle, Pompée décide de vider la Méditerranée de tout les pirates. Avec une armée de 20 légions:120,000 fantassins, 5,000 cavaliers et la permission d'armer 500 navires de guerre afin d'éliminer les pirates. Il y parvient et 66 ans après, le mot "pirate" n'apparait plus.

VII°)  MODE DE VIE DES PIRATES

Les pirates se nourrissaient essentiellement de poissons et de crustacés, ils étaient de très bons pécheurs, mais lorsqu’ils faisaient escale dans des villes, ils ramenaient d’importantes quantités de viande comme le porc, le bœuf et le poulet.

Les pirates étaient des "hors la loi" mais ils devaient tout de même respecter le "code des pirates". Les bateaux des pirates étaient généralement grands et solides. Lorsque les pirates apercevaient un navire ennemi qu’ils voulaient aborder, ils hissaient un drapeau noir avec une tête de mort pour les avertir de leur attaque.                                   L’ancre d’un bateau pesait à peu près 1,4 tonne. Leurs outils de navigation étaient généralement constitués d’une carte, d’une boussole, d’une longue-vue, et d’une arbalestrie ( cet instrument servait à se diriger en fonction du soleil).

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