La religion et les enfers: La géographie des
La religion et les enfers:
La géographie des enfers:
Dans les légendes les plus anciennes, tous les humains subissent le même sort après leur mort: qu'ils aient bien ou mal agi sur terre, ils errent sans fin dans le royaume d’Hadès (du grec a-eidès:invisible) , frère de Zeus et époux de Perséphone. Par la suite, on distingue le Tartare, où sont punis les criminels, et les Champs-Élysées (plaine élyséenne en grec), vastes prairies verdoyantes ou séjournent les « bienheureux » qui ont été justes et bons pendant leur vie. De nombreux auteurs grecs et latins ont imaginé le monde infernal ; Virgile en a fait la description la plus détaillée.
Le tréfonds des enfers :
Dans la mythologie grecque, Tartaros (le Tartare) est une divinité surgie du Chaos au moment de la création de l'univers, en même temps que Gaia (la Terre). Il personnifie un gouffre terrifiant, Tartarus, i, m en latin que les légendes situent sous les enfers eux-mêmes. C'est là que sont enfermés ceux qui ont commis les plus grands crimes sur terre pour y subir des tortures perpétuelles. Devenu progressivement synonyme de tout le royaume infernal, le Tartare, lieu de châtiment redoutable, inspire la vision de l'Enfer dans la traduction chrétienne.
La religion :
Dans l'Empire Romain on vénérait de multiples dieux: dans les provinces conquises, on honorait les dieux locaux comme les dieux proprement Romains les principaux dieux Romains étaient :
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Jupiter, dieu de l’univers.
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Junon sa femme, déesse protectrice du foyer.
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Minerve, déesse protectrice de Rome et patronne des artisans.
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Mars, dieu de la guerre.
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Mercure, dieu des voyageurs et des marchands.
L’empereur Dieu :
Certains peuples de l’empire Romain vénéraient l’empereur comme un Dieu vivant, de même qu’ils avaient toujours vénérés leurs dirigeants, mais cette pratique était désapprouvé, par de nombreux romains, Toutefois la plupart des empereurs étaient divinisés lorsqu’ils mourraient.
Sur son lit de mort, l’empereur Vespasien plaisantait « oh, il me semble devenir dieu ».
Les fêtes :
Les dieux étaient vénéraient à jours fixes, tout au long de l’année ; ces jours étaient fort nombreux. Il n’existait pas alors de semaine de sept jours suivie d’un jour de repos.
Les fantômes
Deux coutumes importantes montrent que, pour les Romains, le monde des morts et celui des vivants restent en communication.
Sur le forum, l’espace sacré appelé « mundus » une sorte de puit recouvert d’une pierre est considéré comme une « bouche des Enfers ».
Trois jours par an (le 24 Août, le 5 octobre et le 8 novembre) sont notés MP (mundus patet = le monde est ouvert) dans le calendrier officiel : ces jours-là, on lève la pierre du mundus et on déclare officiellement « mundus patet ». On laisse ainsi un libre passage symbolique aux Mânnes pour profiter de leur influence bénéfique.
Le peuple des ombres :
Pour un Romain, le culte des morts est aussi fondamental que le culte des Dieux car les défunts ont un pouvoir bénéfique ou maléfique sur les vivants.
« Creusae Umbra » :
Pendant l’incendie de Troie, Enée a perdu sa femme, Creüse. Elle lui apparaît une dernière fois, mais elle n’est plus qu’un misérable fantôme (infelix simulacrum), une ombre (umbra) qui lui échappe quand il veut l’embrasser.
Dans l'imaginaire antique, le fantôme est très présent. En témoigne l'abondance de mots pour le désigner: « spectrum, imago, idolon, monstrum et son diminutif mostellum ». Une pièce de théâtre a même pour titre « Mostellaria », « la comédie du fantôme ». En revanche, on ne les utilise pas comme motifs décoratifs, contrairement aux monstres mythologiques. On ignore donc à quoi ressemblaient les fantômes romains.
Les Romains comme les Grecs attachaient beaucoup d'importance aux rites funéraires. Ils pensaient que si quelqu'un mourrait de mort violente ou ne pouvait être envoyé convenablement aux Enfers, il devenait un esprit errant ou malfaisant pour les vivants. Nommés « lémures » ou « larves », ces revenants n'ont pas de formes précise ; ils sont différents selon les textes, mais ils inspirent toujours l'épouvante !
« Larva convivialis » sorties lors des fêtes pour rappeler aux invités leur mortalité.
Revenues d'entre les morts ou aux aguets des vivants, il y a beaucoup de créatures fantastiques que redoutent les Romains.
Les autres créatures maléfiques
A part les fantômes, les Romains redoutaient aussi d'autres créatures imaginaires comme :
- les striges (strix, strigis) :
Les striges boivent le sang des nouveau-nés et qui sont à l'origine des vampires:
« Elles ont une tête énorme, des yeux toujours ouverts, un bec de rapace, un plumage blanc, et leurs ongles sont des crocs. Leur bec, dit-on fouillent les entrailles des nourrissons et leurs gosiers sont pleins du sang qu'elles ont bu. On les appelle « Striges » (Ce nom vient des cris stridents qu'elles ont l'habitude de pousser, rendant les nuits effrayantes.)»
- Les loups-garous (versipellis, is) :
dont les descriptions antiques sont à la source des légendes ultérieures.
Loups-garous
- les sirènes (siren, enis) :
Selon la tradition antique, sont des êtres hybrides mi-femmes mi-oiseaux (Qui sont devenues des femmes poissons que dans des légendes récentes).
Ulysse et les Sirènes
- les Harpies (harpyia, ae) :
«Aucun monstre n'existe plus sinistre que les Harpies, et jamais n'ont surgi des eaux du Styx fléau plus cruel ni colère divine plus furieuse. Ces oiseaux ont une tête de femme,leurs mains sont pourvues de griffes. Se laissant glisser des montagnes en un vol effrayant, les Harpies sont là et secouent leurs ailes qui claquent bruyamment. Elles pillent notre nourriture et souillent tout à leur contact immonde, puis un cri sauvage se mêle à une odeur nauséabonde. Leurs plumes les protègent contre toute atteinte, leurs échines sont invulnérables et, rapides, elles s'enfuient en glissant vers les astres, laissant une proie à demi consommée et des traces répugnantes. »
Harpie
Enée et les Harpies
Les Harpies
Superstitions
On a souvent traité les Romains de superstitieux, et les autres chrétiens, comme Saint Augustin ses ont beaucoup moqués d’eux. Mais, pour un Romain, la piété et la foi qu’on doit aux Dieux exigent de suivre le culte hérité des ancêtres, sans chercher à modifier quoi que ce soit.
Le nom « supersitio, onis, f » (supersition) désigne tout « ce qui se tient par-dessus » la religion. Elle pousse à croire aux pouvoirs bénéfiques ou maléfiques de certains gestes, signes ou paroles. Par exemple, on ne doit pas entrer du pied gauche dans une pièce ; si l’on éternue en se chaussant le matin, il faut se recoucher ; on ne doit pas se couper les ongles ou les cheveux sur un bateau. Pour les intellectuels comme Cicéron, la superstition est ridicule et dangereuse : elle manifeste un excès de crainte envers les Dieux, qui pourraient le prendre comme un manque de piété et de foi insultant à leur égard.
Les fantômes
Deux coutumes importantes montrent que, pour les Romains, le monde des morts et celui des vivants restent en communication.
Sur le forum, l’espace sacré appelé « mundus » une sorte de puit recouvert d’une pierre est considéré comme une « bouche des Enfers ».
Trois jours par an (le 24 Août, le 5 octobre et le 8 novembre) sont notés MP (mundus patet = le monde est ouvert) dans le calendrier officiel : ces jours-là, on lève la pierre du mundus et on déclare officiellement « mundus patet ». On laisse ainsi un libre passage symbolique aux Mânnes pour profiter de leur influence bénéfique.
Le peuple des ombres :
Pour un Romain, le culte des morts est aussi fondamental que le culte des Dieux car les défunts ont un pouvoir bénéfique ou maléfique sur les vivants.
« Creusae Umbra » :
Pendant l’incendie de Troie, Enée a perdu sa femme, Creüse. Elle lui apparaît une dernière fois, mais elle n’est plus qu’un misérable fantôme (infelix simulacrum), une ombre (umbra) qui lui échappe quand il veut l’embrasser.
Dans l'imaginaire antique, le fantôme est très présent. En témoigne l'abondance de mots pour le désigner: « spectrum, imago, idolon, monstrum et son diminutif mostellum ». Une pièce de théâtre a même pour titre « Mostellaria », « la comédie du fantôme ». En revanche, on ne les utilise pas comme motifs décoratifs, contrairement aux monstres mythologiques. On ignore donc à quoi ressemblaient les fantômes romains.
Les Romains comme les Grecs attachaient beaucoup d'importance aux rites funéraires. Ils pensaient que si quelqu'un mourrait de mort violente ou ne pouvait être envoyé convenablement aux Enfers, il devenait un esprit errant ou malfaisant pour les vivants. Nommés « lémures » ou « larves », ces revenants n'ont pas de formes précise ; ils sont différents selon les textes, mais ils inspirent toujours l'épouvante !
« Larva convivialis » sorties lors des fêtes pour rappeler aux invités leur mortalité.
Revenues d'entre les morts ou aux aguets des vivants, il y a beaucoup de créatures fantastiques que redoutent les Romains.
Les autres créatures maléfiques
A part les fantômes, les Romains redoutaient aussi d'autres créatures imaginaires comme :
- les striges (strix, strigis) :
Les striges boivent le sang des nouveau-nés et qui sont à l'origine des vampires:
« Elles ont une tête énorme, des yeux toujours ouverts, un bec de rapace, un plumage blanc, et leurs ongles sont des crocs. Leur bec, dit-on fouillent les entrailles des nourrissons et leurs gosiers sont pleins du sang qu'elles ont bu. On les appelle « Striges » (Ce nom vient des cris stridents qu'elles ont l'habitude de pousser, rendant les nuits effrayantes.)»
- Les loups-garous (versipellis, is) :
dont les descriptions antiques sont à la source des légendes ultérieures.
Loups-garous
- les sirènes (siren, enis) :
Selon la tradition antique, sont des êtres hybrides mi-femmes mi-oiseaux (Qui sont devenues des femmes poissons que dans des légendes récentes).
Ulysse et les Sirènes
- les Harpies (harpyia, ae) :
«Aucun monstre n'existe plus sinistre que les Harpies, et jamais n'ont surgi des eaux du Styx fléau plus cruel ni colère divine plus furieuse. Ces oiseaux ont une tête de femme,leurs mains sont pourvues de griffes. Se laissant glisser des montagnes en un vol effrayant, les Harpies sont là et secouent leurs ailes qui claquent bruyamment. Elles pillent notre nourriture et souillent tout à leur contact immonde, puis un cri sauvage se mêle à une odeur nauséabonde. Leurs plumes les protègent contre toute atteinte, leurs échines sont invulnérables et, rapides, elles s'enfuient en glissant vers les astres, laissant une proie à demi consommée et des traces répugnantes. »
Harpie
Enée et les Harpies
Les Harpies
Superstitions
On a souvent traité les Romains de superstitieux, et les autres chrétiens, comme Saint Augustin ses ont beaucoup moqués d’eux. Mais, pour un Romain, la piété et la foi qu’on doit aux Dieux exigent de suivre le culte hérité des ancêtres, sans chercher à modifier quoi que ce soit.
Le nom « supersitio, onis, f » (supersition) désigne tout « ce qui se tient par-dessus » la religion. Elle pousse à croire aux pouvoirs bénéfiques ou maléfiques de certains gestes, signes ou paroles. Par exemple, on ne doit pas entrer du pied gauche dans une pièce ; si l’on éternue en se chaussant le matin, il faut se recoucher ; on ne doit pas se couper les ongles ou les cheveux sur un bateau. Pour les intellectuels comme Cicéron, la superstition est ridicule et dangereuse : elle manifeste un excès de crainte envers les Dieux, qui pourraient le prendre comme un manque de piété et de foi insultant à leur égard.
Dans la marine, les superstitions sont vivaces.
Les fantômes
Deux coutumes importantes montrent que, pour les Romains, le monde des morts et celui des vivants restent en communication.
Sur le forum, l’espace sacré appelé « mundus » une sorte de puit recouvert d’une pierre est considéré comme une « bouche des Enfers ».
Trois jours par an (le 24 Août, le 5 octobre et le 8 novembre) sont notés MP (mundus patet = le monde est ouvert) dans le calendrier officiel : ces jours-là, on lève la pierre du mundus et on déclare officiellement « mundus patet ». On laisse ainsi un libre passage symbolique aux Mânnes pour profiter de leur influence bénéfique.
Le peuple des ombres :
Pour un Romain, le culte des morts est aussi fondamental que le culte des Dieux car les défunts ont un pouvoir bénéfique ou maléfique sur les vivants.
« Creusae Umbra » :
Pendant l’incendie de Troie, Enée a perdu sa femme, Creüse. Elle lui apparaît une dernière fois, mais elle n’est plus qu’un misérable fantôme (infelix simulacrum), une ombre (umbra) qui lui échappe quand il veut l’embrasser.
Dans l'imaginaire antique, le fantôme est très présent. En témoigne l'abondance de mots pour le désigner: « spectrum, imago, idolon, monstrum et son diminutif mostellum ». Une pièce de théâtre a même pour titre « Mostellaria », « la comédie du fantôme ». En revanche, on ne les utilise pas comme motifs décoratifs, contrairement aux monstres mythologiques. On ignore donc à quoi ressemblaient les fantômes romains.
Les Romains comme les Grecs attachaient beaucoup d'importance aux rites funéraires. Ils pensaient que si quelqu'un mourrait de mort violente ou ne pouvait être envoyé convenablement aux Enfers, il devenait un esprit errant ou malfaisant pour les vivants. Nommés « lémures » ou « larves », ces revenants n'ont pas de formes précise ; ils sont différents selon les textes, mais ils inspirent toujours l'épouvante !
« Larva convivialis » sorties lors des fêtes pour rappeler aux invités leur mortalité.
Revenues d'entre les morts ou aux aguets des vivants, il y a beaucoup de créatures fantastiques que redoutent les Romains.
Les autres créatures maléfiques
A part les fantômes, les Romains redoutaient aussi d'autres créatures imaginaires comme :
- les striges (strix, strigis) :
Les striges boivent le sang des nouveau-nés et qui sont à l'origine des vampires:
« Elles ont une tête énorme, des yeux toujours ouverts, un bec de rapace, un plumage blanc, et leurs ongles sont des crocs. Leur bec, dit-on fouillent les entrailles des nourrissons et leurs gosiers sont pleins du sang qu'elles ont bu. On les appelle « Striges » (Ce nom vient des cris stridents qu'elles ont l'habitude de pousser, rendant les nuits effrayantes.)»
- Les loups-garous (versipellis, is) :
dont les descriptions antiques sont à la source des légendes ultérieures.
Loups-garous 
- les sirènes (siren, enis) :
Selon la tradition antique, sont des êtres hybrides mi-femmes mi-oiseaux (Qui sont devenues des femmes poissons que dans des légendes récentes).
Ulysse et les Sirènes

- les Harpies (harpyia, ae) :
«Aucun monstre n'existe plus sinistre que les Harpies, et jamais n'ont surgi des eaux du Styx fléau plus cruel ni colère divine plus furieuse. Ces oiseaux ont une tête de femme,leurs mains sont pourvues de griffes. Se laissant glisser des montagnes en un vol effrayant, les Harpies sont là et secouent leurs ailes qui claquent bruyamment. Elles pillent notre nourriture et souillent tout à leur contact immonde, puis un cri sauvage se mêle à une odeur nauséabonde. Leurs plumes les protègent contre toute atteinte, leurs échines sont invulnérables et, rapides, elles s'enfuient en glissant vers les astres, laissant une proie à demi consommée et des traces répugnantes. »
Harpie
Enée et les Harpies 
Les Harpies

Superstitions
On a souvent traité les Romains de superstitieux, et les autres chrétiens, comme Saint Augustin ses ont beaucoup moqués d’eux. Mais, pour un Romain, la piété et la foi qu’on doit aux Dieux exigent de suivre le culte hérité des ancêtres, sans chercher à modifier quoi que ce soit.
Le nom « supersitio, onis, f » (supersition) désigne tout « ce qui se tient par-dessus » la religion. Elle pousse à croire aux pouvoirs bénéfiques ou maléfiques de certains gestes, signes ou paroles. Par exemple, on ne doit pas entrer du pied gauche dans une pièce ; si l’on éternue en se chaussant le matin, il faut se recoucher ; on ne doit pas se couper les ongles ou les cheveux sur un bateau. Pour les intellectuels comme Cicéron, la superstition est ridicule et dangereuse : elle manifeste un excès de crainte envers les Dieux, qui pourraient le prendre comme un manque de piété et de foi insultant à leur égard.

Dans la marine, les superstitions sont vivaces.
Dans la marine, les superstitions sont vivaces.





















